OLF : Randonnée Moulis

Nous sommes 18 randonneurs en ce lundi 21 septembre à nous rendre sur le parking de l’église Saint-Saturnin de Moulis en Médoc.

Nous sortons de la ville en direction du Château Malmaison, de la Baronne Nadine de Rothschild, que nous verrons de loin. Nous observons des parcelles entières où les ceps de vigne ont été arrachés comme souvent dans le Bordelais. Triste paysage.

Nous obliquons vers le château Anthonic, aperçu au loin. Nous traversons des vignes où des enfants ont illustré, à leur manière, le monde du raisin.

Petite pause avant d’arriver à la croix Guitignan.
Elle tire son nom du vieux hameau familial éponyme. Ce secteur abrite le Château Guitignan dont les terres appartiennent à la même lignée (famille Lestage) depuis le XVIIe siècle, une rareté dans le Médoc viticole.

Bien que la croix soit qualifiée de “curieuse” en raison de sa position isolée en bordure de vignobles, elle répond à la tradition des croix de carrefour ou de dévotion érigées par les communautés religieuses ou les grandes familles locales pour protéger les cultures.

Nous rejoignons les vignes Branas Grand Poujeaux où des vendangeurs à la besogne travaillent à la main, sans engin mécanique.

Dans une propriété, nous apercevons un bien étrange champignon au pied d’un arbre. Après recherche, il s’agit soit d’un hydne septentrional, champignon parasite qui provoque le pourrissement de l’arbre ou bien d’un polyfore soufré.
A ne surtout pas consommer !

Sur notre chemin, quelques oies se pavanent devant nous ainsi qu’un dindon et des chèvres.

Nous admirons le Château Branas avec un mobile animé par le vent dont les deux roues tournent en sens inverse.

Puis au tour du Château Chasse Spleen de se montrer avec sa bâtisse particulière, sa statue de cheval en fer posant fièrement et ses chais.

Nouvelle pause près d’une table de pique-nique avec le dessus en pierre. Ses bancs permettent un court repos.

Nous voyons un arbre dont les deux troncs forment une meurtrière. En regardant plus haut, les deux troncs se rejoignent comme deux mains qui s’unissent.

Un autre arbre nous montre des entrelacements de lierre tel un système veineux.

Nous rejoignons la Jalle de Tiquetorte où poussent des chardons et des massettes ou quenouilles dont les épis bruns ressemblent à des cigares. Au sol, des souchets robustes se montrent à nous.

 

Nous arrivons à une barrière que nos accompagnateurs soulèvent bien volontiers afin que nous puissions passer facilement.

Maryse nous montre un tronc d’arbre mi-scié mi-cassé. Effectivement, en regardant plus précisément nous pouvons deviner la tête d’une vache avec sa bouche, ses oreilles et ses cornes.

Et nous arrivons au Moulin de Tiquetorte ou plus exactement son vestige.
Tiquetorte est la déformation de « Artiguetorte ». Déjà au XVIIe siècle, les registres paroissiaux utilisèrent indifféremment Tiquetorte ou Artiguetorte pour nommer le moulin. Artigue en langue d’oc est l’équivalent d’essart en langue d’oïl, mot qui désigne les zones de défrichement médiévales, et « torte » signifie tordue.

Nous revenons à Moulis, terme de notre boucle.

La randonnée a duré environ 3 h pour une distance d’à peu près 10 km.

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