Le 18 Mai 2026 OLF s’est déplacé en train vers la pointe de grave. Après la réunion des deux groupes, l’un parti de la gare de Blanquefort et l’autre monté à celle de Parempuyre, c’est à Soulac que tout le monde descendra.

Après une traversée de la ville vers la Basilique Notre-Dame-De-La-Fin-Des-Terres, dans laquelle nous jetterons un œil curieux, notre groupe se dirige vers le front de mer.



Surpris par une averse nous nous réfugions sous un kiosque pour nous imperméabiliser.

Nous suivons ensuite le front de mer jusqu’à une réplique de la statue de la liberté.

En 1980, la municipalité de Soulac-sur-Mer a fait fabriquer une réplique miniature de La Liberté éclairant le monde pour marquer l’amitié Franco-Américaine. Installée sur le front de mer et regardant vers le large, elle a été réalisée à partir des moules originaux d’Auguste Bartholdi.
Plus loin c’est le mémorial de la libération de la pointe de grave qui met fin à notre arpentage du front de mer.

À partir de là, nous attaquons le sable

que nous allons suivre sur plus de 5 Km à travers des plages constituées de successions de « piscines » crées par des digues anti-érosion, propices à des ricochets ludiques et aux portraits singuliers, jonchées de bunkers tagués tristes témoins d’une zone d’âpres affrontements et échoués sur le sable après avoir dévalé la dune qui s’est creusée sous leurs fondations.







Certains jouerons aux acrobates entres les blocs de bétons reliquats des voies de trains d’approvisionnement des bunkers allemands, d’autres plus sages s’adonneront à la photographie d’art, ou trouveront le tronc salvateur pour souffler un instant.









Puis après avoir identifié un passage entre les dunes, nous bifurquerons vers l’intérieur vers le « petit » phare St Nicolas, qui surprend par sa taille dépassant à peine de la cime des pins, mais fraichement repeint d’un blanc immaculé.



C’est à sa proximité que nous trouverons un sous-bois pourvu de tables de pique-nique où nous feront notre halte déjeuner.


Nous poursuivrons ensuite notre progression sous la végétation en direction de la pointe de grave, guidés sans faillir par un Francis sûr de son orientation et par une Chantal dont la mémoire intacte d’une précédente rando nous évitera tout égarement.

C’est avec surprise que nous tombons sur l’atelier d’entretien du petit train touristique en cours de remise en fonctionnement.

La pointe de grave se dévoile enfin avec la présence de plusieurs monuments commémoratifs des évènements guerriers qui ont marqués l’histoire du lieu.

Le monument de la libération de la pointe de grave qui était une position stratégique fortement fortifiée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Après plusieurs mois de résistance locale et d’occupation, la libération de la pointe de Grave s’est déroulée en avril 1945. Une offensive combinée, incluant bombardements aériens et tirs d’artillerie navale, a été lancée pour réduire la poche allemande. Les combats furent intenses, et la capitulation allemande a eu lieu vers le 20 avril 1945.
Le monument des américains inauguré en 1938, en commémoration de l’arrivée des troupes américaines sur les plages françaises en 1917. D’une hauteur de presque 70 mètres, cette tour en forme d’obélisque symbolisait l’union sacrée entre les deux nations. Utilisé comme repaire par l’artillerie britannique ce monumental monument a été dynamité par les troupes allemandes.
La stèle de commémoration de l’opération Frankton : en décembre 1942, dix Royal Marines, furent mis à la mer par le sous-marin HMS TUNA près de la côte à quelques milles de ce lieu. Ils avaient pour mission de remonter la Gironde sur 110 km et de saboter des bateaux allemands amarrés au quai des Chartrons à Bordeaux. seuls deux kayaks restants atteignirent Bordeaux où ils endommagèrent plusieurs navires avec des mines. Des dix hommes mis à la mer, deux se noyèrent, six furent capturés et exécutés et deux s’échappèrent avec l’aide de la Résistance et rentrèrent en Angleterre via l’Espagne.
Les plages de la pointe et la pointe elle-même sont l’objet actuellement de gros travaux de ré-ensablement suite à l’érosion provoquées par les tempêtes successives et aux attaques de la mer.


Après une courte halte le moment était venu de se diriger à la manière des Beatles dans « Abbey Road » vers la gare du retour en suivant le bord de mer, longeant le Fort Séré de Rivière datant de 1877.

Ce fort, (aussi appelé « fort de la Chambrette », ou encore « Fort de Grave ») doit son nom à son concepteur et promoteur, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières. C’est le quatrième et dernier d’une série de fortifications à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde. Son rôle était de protéger l’entrée sud de l’estuaire en croisant ses canons avec les ouvrages de la côte charentaise. Jusqu’à la guerre 1914-1918, un petit détachement sert le fort. En 1939, le fort reçoit une petite garnison française qui laisse la place, dès juin 1940, à des soldats allemands. Dans les derniers jours de résistance de la poche du Verdon en avril 1945, les alentours du fort sont le théâtre de violents combats. Après la guerre, le fort est désaffecté et laissé à l’abandon.
Depuis les années 60, l’Aide Sociale des Armées y a créé une colonie de vacances pour les
enfants du personnel du Ministère de la Défense.
Passant devant l’enchevêtrement des phares et balises de la division du même nom, nous longeons les ports dont les bords sont décorés de talentueux graffitis colorés vers la plage de la chambrette




où nous avons rendez-vous avec les Guêpiers d’Europe qui viennent chaque année nicher dans la petite falaise de sable qui la borde. C’est équipés de nos jumelles que nous observons leur gracieux balai multicolore.

Il ne nous restera plus qu’à emprunter la passerelle longeant la plage pour ensuite entrer en ville vers la gare du Verdon.
Notre train n‘étant là que dans 45 minutes nous en profitons pour quelques étirements et commentaires sur cette journée mémorable.

Autant dire que le retour en train a été plus calme que l’aller, ponctué pour certains d’un petit somme réparateur.
Et c’est fourbus mais heureux que notre troupe s’est dispersée à l’issue de cette magnifique journée.
Et merci à Sylvie pour sa talentueuse participation photographique

Joëlle MONJARET VANNEAU says:
Bravo à Daniel pour ce beau reportage, pour un coup d’essai ce fût un coup de maître. 👍👏