Lundi 26 janvier en début d’après-midi, après la pluie intense de la matinée, nous sommes 30 valeureux marcheurs prêts pour une courte randonnée entre le Parc de Majolan de Blanquefort, le Moulin Blanc d’Eysines.
Partant du parking de la Vacherie, nous nous sommes élancés dans la campagne environnante, direction le Moulin Blanc, tout en longeant la Jalle du Taillan.
Nous apercevons des cabanes de chasseurs, des champs de choux et de poireaux qui ont souffert des derniers gels et qui restent à l’abandon. La nature nous réserve des surprises comme ces herbes folles se balançant au gré du vent.
Dans ces grandes prairies, nous rencontrons des chevaux se tournant le dos comme semblant se faire la tête et aussi des hérons garde-bœufs.
Nous bifurquons en direction du Moulin Blanc aussi appelé moulin de la Lande. Il se trouve sur la rive sud de la Jalle d’Eysines sur un emplacement occupé dès le XIIe siècle.
Dans cette zone bucolique cohabitent le moulin blanc et le moulin noir. Chaque moulin avait une fonction particulière le moulin blanc pour le blé et le moulin noir pour le seigle.
Mais la vie au bord de l’eau n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.
En 1705, Bertrand Brouard, meunier de Plassan (moulin noir) porte plainte contre Jean Andron meunier de Landemoulin (moulin blanc) situé en amont. Il lui reproche de trop retenir l’eau par « des moyens prohibés de droit et de coutume » pour réduire l’activité de son moulin de Plassan.
En 1748, le moulin est acquis par la famille de Lavie puis de Bryas, demeurant au château du Taillan. Durant cette période, il est reconstruit puis remanié et en 1880, il a trois paires de meules.
A la fin du 19e siècle, les moulins à eau d’Eysines cessent leurs activités.
Dès 1923, deux cabaretiers MM. Marty puis Clavé, transforment ce lieu en restaurant s’installant dans les bâtiments le long de la Jalle en aval du moulin et cette activité est encore exercée actuellement.
Après un bref arrêt devant le Moulin Blanc, le temps d’une pause, de reprendre des forces, nous repartons vers le Parc de Majolan.
Surprise sur le toit d’une cabane en bois, la présence d’un pigeon rasta, avec comme une chevelure de dreadlocks, des ailes vertes et une queue bleue. D’où peut-il bien venir ?
Et nous arrivons au Parc Majolan, ancien domaine du Château Dulamon, construit vers 1865 et modifié en parc d’agrément par la famille Piganeau, famille de banquiers et aménagé par l’ingénieur Le Breton. Nous admirons ses grandes étendues vertes, son plan d’eau, ses bernaches du Canada, ses foulques macroules, ses gallinules poules d’eau, ses mouettes, ses pigeons, ses canards de Barbarie.
Nous découvrons ensuite les grottes entièrement artificielles édifiées dans les années 1880. Formées de moellons de pierre, elles invitent à l’aventure comme la Chapelle aux amoureux ou la marguerite de mosaïque, une fresque de fleurs délimitée par des pierres de couleurs blanches et noires placées en arabesques.
Un siège taillé dans un tronc d’arbre trône le long du chemin comme pour permettre un repos et nous arrivons sur des ruines artificielles appelées « ruines de Beauzin ».
Ainsi se termine notre randonnée de quelques 8 Km dirigée par Joëlle et Francis, aidés par Eric et Maryse.

MONJARET says:
Toujours des reportages très détaillés et instructifs. Merci Bernard-Marie