OLF : Labarde

Pour son coup d’essai, Daniel nous entraîne à Labarde.

Au 13e siècle, Labarde appartient à la châtellenie de Blanquefort et plusieurs seigneuries se partagent le territoire.

La première est attestée dès 1262 avec le chevalier Arnaud de Laville puis entre les mains de Bertrand de Durfort en 1495 et de Gabriel Giraud au 16e siècle, propriétaire également de la maison noble de Guiscous, aujourd’hui Château Giscours. Théobon de Cantenac et les seigneurs d´Issan de Cantenac sont les propriétaires successifs aux 16e et 17e siècles.

La seconde seigneurie est celle de la Bastide, mentionnée en 1422, appelée également “Château de Labarde”.

Le milieu du 19e siècle voit l’arrivé de la voie ferrée, complétée par la gare en 1865. L’école est bâtie au bourg en 1881 sur les plans de Charles Brun.

En 1827, la commune possède 182 hectares de vignes et, en 1868, 200 hectares. 62 feux environ sont recensés à la fin du siècle.

Labarde fait partie de l’appellation Margaux depuis 1954 et deux crus sont classés selon la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

Au recensement de 2007, elle comptait 627 habitants.

Daniel nous donne rendez-vous à l’église de Labarde avec son magnifique clocher en fronton.  En face nous apercevons la mairie dans un style bien particulier.

Nous sommes 21 randonneurs, décidés à profiter une fois de plus d’une journée merveilleuse, sous un ciel d’azur, un soleil radieux et une température douce et agréable.

Nous partons direction les sous-bois en traversant la rivière La Laurine. Petite halte le temps d’une photo de groupe.

Puis nous repartons en logeant cette rivière.

De nombreux arbres sont à terre, stigmates de la dernière tempête et des pluies abondantes des dernières semaines. Deuxième petit pont, Sylvie en profite pour nous faire admirer quelques pas de danse.

Nous passons à côté d’une palombière et sa haute tour perchée au-dessus de la cime des arbres.

Les chemins sont boueux avec de grandes flaques d’eau nous obligeant à slalomer   pour continuer notre progression.

Nous arrivons à un étang, reste des nombreux marais de la région. Passage par des vignes où des ouvriers s’activent à changer des piquets fatigués ou cassés.

Suite aux nombreux problèmes que connait la vigne dans notre région, certains propriétaires ont choisi d’arracher des pieds de vignes et de changer de culture. Ce champ a été semé de plans de fèves.

Nouveau passage en sous-bois avec une surprise de taille, un petit oiseau tout en duvet !

Nous arrivons au Château Giscours surprenant par sa grandeur et le cadre spectaculaire qui l’entoure, magnifique parc, forêt luxuriante et un vignoble d’une centaine d’hectares.

Daniel a obtenu le droit de rentrer dans la cour du Château, l’occasion de prendre une nouvelle photo de groupe. Là, dans le parc nous admirons une statue d’une femme dite « la baigneuse », sculpture en bronze représentant Henrickje Stoffels, compagne du peintre Rembrandt.

Nous découvrons une grandes variété d’arbres, araucarias, séquoias géants, lauriers des Iroquois, quercus nigra ou chênes noirs, pins d’Orégon, cyprès chauves … Nouvelle photo de groupe.

Nous passons devant la Ferme Suzanne avec son impressionnante architecture évoquant les villas balnéaires de la côte basque. Construite en 1877, cette ferme affectée aux services viticoles abritait les logements du propriétaire, des bouviers et charretiers, des prix-faiteurs et vignerons. Elle contribua à la préservation des vaches de race bordelaise.

Nous voyons des chevaux rentrant aux écuries servant anciennement aux chevaux de trait travaillant dans les vignes.

Nous rencontrons des brebis et un bouc tranquilles dans leur enclos.

Puis nous trouvons la salle d’asile. Elle fût bâtie en 1879 pour accueillir les enfants du personnel ; en 1912, l’école est transformée en garderie pour l’ensemble de la commune.

Sur le chemin du retour, nous apercevons des arbres en fleur, mimosas, camélias et autres. Nous observons un magnifique papillon couleur soleil aux ailes majestueuses. Ainsi que de mystérieuses têtes sur des piques ; Juste une blague d’halloween !

Nous apercevons le Château Rosemont – Geneste, le Château Siran en traversant des vignes tout en étant survolés par un vol de cigognes tourbillonnant dans le ciel en recherche de leur chemin. ainsi qu’une vieille plaque d’indication de direction.

Et déjà nous arrivons à l’église de Labarde entourée de son cimetière, fin de notre randonnée découverte.

Nous avons parcouru environ 8 km en à peu près 2h30.

Merci à Daniel, chef de file mais aussi à Sylvie, Chantal et Eric.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML :

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>