OLF : Château du Taillan, la Dame Blanche

Pour cette deuxième randonnée de l’année, nous étions 29 participants à nous élancer depuis le parking du Château de Tanaïs pour une randonnée d’environ dix kilomètres.

Sous la direction de Francis et Sylvie, auxquels s’ajoutent Chantal, Denis, Didier et Maryse comme accompagnants, nous  partons sur les chemins pour nous enfoncer dans les bois de Tanaïs.

Nous constatons la montée des eaux dans les Jalles environnantes. Malgré la température fraîche, tous les oiseaux ne sont pas partis en migration ; cela nous permet d’admirer une magnifique aigrette garzette et un héron garde-bœufs.

Notre chemin emprunte les anciennes allées de béton du camp de Tanaïs, souvenirs de l’époque militaire. Certains vestiges de ces années tragiques bordent encore les allées.

Les pluies de la fin de semaine dernière ont rendu certains chemins quasi impraticables, nous obligeant à emprunter les bas-côtés.

Avant de longer les vignes, nous contemplons des soucis étoilés en fleur.
Les pieds de vignes viennent d’être taillés : les rameaux de sarments sont raccourcis pour faciliter la naissance des bourgeons.

Bernard, quant à lui, a trouvé une pancarte à la hauteur de ses espérances … ou de ses regrets, qui sait ?

Et nous arrivons devant le Château du Taillan, également appelé le Château de la Dame Blanche. Il se raconte, d’après une lointaine légende, que Bianca, fille d’un chef maure vaincu à Poitiers par Charles Martel, séduite par le calme des lieux décida d’y faire bâtir une forteresse. La façade principale présente une légère avancée sur le reste du bâtiment coiffée d’un fronton. La façade côté jardin montre en son centre une demi-rotonde.

Ce domaine fut à l’origine la propriété de moines, facilitant leur déplacement à Bordeaux. Puis, ensuite les Durfort, seigneurs de Blanquefort, Léonard de la Chèze et enfin de Pierre d’Aste, conseiller du Roi.

A partir du XVIIème siècle, les propriétaires suivants furent les Marquis de Lavie qui ont construit l’actuel Château, les Marquis de Bryas qui ont mis au point un procédé de drainage des terres, les Vicomtes Borrelli et enfin les Cruse durant quatre générations.

Poursuivant notre visite, nous découvrons un retable, fond d’autel en pierre et marbre à chapiteaux composites, sculpté par Pierre Vernet de 1744 à 1758 pour la chapelle de l’hôpital de la Manufacture de Bordeaux. Il a été acheté par Henry Cruse et déplacé en 1913 dans le parc du château. 
De part et d’autre, nous admirons deux panneaux comportant une ascension d’angelots présentant les instruments de la Passion. Au sommet du panneau central, une gloire avec au centre une colombe en vol et sur le pourtour une suite de têtes d’angelots.

En nous éloignant, nous voyons un paon de métal fièrement dressé au milieu de la pelouse. Nous observons des chênes américains, des magnolias, des tilleuls et une curiosité : des fougères poussant le long d’une branche.

Dans le ciel, un vol de cigognes nous fait une parade aérienne. Deux statues montent la garde dans ce lieu chargé d’histoire : un soldat grec ou romain et une femme antique avec un visage apaisant et rassurant aux traits finement dessinés.

Chemin faisant, nous croisons une bicyclette bleue tout juste sortie du film,  une bergeronnette grise au plumage bigarré de blanc et de noir, un aperçu du Château Breillan avec ses deux tours, un cheval harnaché de son manteau contre le froid, une chouette  stylisée, un cèpe majestueux et des abeilles philosophiques.

Merci à nos guides pour cette randonnée riche en découverte, aux accompagnants toujours au service des randonneurs ainsi qu’aux nombreux participants ravis de cette épopée culturelle si proche et pourtant mal connue.

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